Changer d’assurance emprunteur peut réduire sensiblement le coût total d’un crédit immobilier. Pour un prêt de plusieurs centaines de milliers d’euros, l’assurance représente parfois plusieurs milliers d’euros sur toute la durée du financement. C’est sur ce poste que la Garantie Emprunteur Macif, distribuée avec l’intervention de Securimut, cherche à faire baisser la facture grâce à une tarification individualisée et à la possibilité de remplacer le contrat proposé par la banque.
L’économie annoncée peut atteindre 12 000 € dans certains profils, mais ce montant ne correspond pas à une remise forfaitaire accordée à chaque client. Il s’agit d’un ordre de grandeur susceptible d’être atteint lorsque l’assurance bancaire initiale est nettement plus chère que le nouveau contrat. Le gain dépend notamment de l’âge de l’emprunteur, de son état de santé, de sa profession, du montant assuré, de la durée du prêt et du capital restant dû.
La question n’est donc pas simplement de savoir combien coûte une assurance Macif. Pour mesurer le gain réel, il faut comparer le coût total restant à payer, le taux annuel effectif de l’assurance (TAEA), les garanties et la quotité retenue par la banque.
D’où peut venir une économie de 12 000 € sur l’assurance de prêt immobilier ?
Le prix d’une assurance emprunteur bancaire est généralement calculé selon un modèle qui peut être basé sur le capital initial ou le capital restant dû, selon le contrat. Le tarif dépend aussi du profil de l’emprunteur et des garanties souscrites.
Un écart apparemment faible entre deux taux peut représenter plusieurs milliers d’euros sur un crédit immobilier. Prenons un exemple simplifié : pour un prêt de 250 000 €, une différence de taux de 0,45 point appliquée au capital initial représente théoriquement 1 125 € par an au début du financement. Sur une longue durée, l’écart cumulé peut atteindre plusieurs milliers d’euros, même si le calcul réel dépend du mode de cotisation retenu.
C’est pourquoi une économie annoncée de 12 000 € doit être considérée comme une possibilité liée à certains profils et non comme une économie automatique.
Exemple de comparaison indicative
| Éléments comparés | Assurance bancaire | Assurance individuelle moins chère |
| Capital emprunté | 250 000 € | 250 000 € |
| Durée initiale | 20 ans | 20 ans |
| Taux indicatif | 0,73 % | 0,28 % |
| Différence de taux | — | 0,45 point |
| Coût final | Variable selon le contrat | Variable selon le contrat |
| Économie potentielle | — | Jusqu’à plusieurs milliers d’euros |
Ces chiffres servent uniquement à illustrer l’effet d’un écart de taux. Ils ne constituent pas une proposition tarifaire Macif et ne permettent pas, à eux seuls, de calculer une économie exacte.
Le TAEA : le premier chiffre à regarder pour comparer deux assurances
Le TAEA, ou taux annuel effectif de l’assurance, donne un indicateur utile pour mesurer le poids de l’assurance dans le financement. Il ne suffit cependant pas à lui seul pour choisir un contrat.
La Garantie Emprunteur Macif peut présenter, selon les profils et les simulations, un TAEA inférieur à celui de certains contrats bancaires. Le chiffre de 0,28 % cité dans certaines communications doit toutefois être considéré comme une valeur indicative et non comme un taux garanti pour tous les emprunteurs.
Un jeune emprunteur sans problème de santé, exerçant une profession peu risquée et empruntant sur une durée raisonnable, peut obtenir un tarif différent de celui d’un emprunteur plus âgé ou présentant un profil médical particulier.
Pour comparer correctement deux offres, il faut donc regarder :
- le TAEA ;
- le coût total de l’assurance ;
- le montant des cotisations mensuelles ;
- la durée de paiement des cotisations ;
- les garanties incluses ;
- les exclusions ;
- les franchises ;
- les délais de carence ;
- la quotité assurée pour chaque emprunteur.
Une assurance moins chère n’a d’intérêt que si les garanties correspondent aux exigences du prêt et à la situation de l’emprunteur.
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Une tarification individualisée pour ajuster le prix au profil de l’emprunteur
La Garantie Emprunteur Macif, gérée avec Securimut, utilise une logique de tarification individualisée. Le montant de la cotisation peut donc varier selon plusieurs paramètres liés au dossier.
L’âge constitue généralement l’un des critères déterminants. Le montant emprunté, la durée du crédit et la quotité choisie entrent également dans le calcul. Le métier exercé et l’état de santé peuvent aussi avoir une incidence sur le tarif lorsque le questionnaire et les règles d’acceptation du contrat le prévoient.
Cette individualisation peut être avantageuse pour les emprunteurs dont le profil présente un risque inférieur à celui retenu dans une tarification bancaire standardisée. Le gain peut alors venir de la différence entre le contrat collectif proposé par la banque et une assurance individuelle calculée selon le profil réel du client.
Un exemple de profil pouvant générer une économie importante
Imaginons un couple de 35 ans qui emprunte 300 000 € sur 20 ans. Si l’assurance proposée par la banque coûte sensiblement plus cher que celle obtenue après comparaison, le remplacement du contrat peut générer une économie cumulée importante.
En revanche, si l’emprunteur est déjà proche de la fin de son crédit, l’économie potentielle sera mécaniquement plus faible puisque le nombre de mensualités restantes diminue.
Le montant de 12 000 € dépend donc surtout de la situation de départ. Plus le contrat bancaire initial est coûteux et plus la durée restante est longue, plus l’écart potentiel peut être élevé.
Pourquoi changer d’assurance avec Securimut ?
Securimut intervient dans la démarche de changement d’assurance emprunteur et peut prendre en charge une partie des formalités liées à la substitution du contrat.
L’intérêt pour l’emprunteur est de ne pas avoir à gérer seul tous les échanges avec sa banque. Le nouveau contrat doit néanmoins présenter un niveau de garanties respectant les critères exigés par l’établissement prêteur.
La banque ne peut pas refuser une assurance externe uniquement parce qu’elle ne provient pas de son propre groupe. Elle doit vérifier l’équivalence des garanties entre le contrat actuel et le nouveau contrat proposé.
Le certificat d’équivalence des garanties
Le certificat d’équivalence sert précisément à documenter la conformité du nouveau contrat avec les exigences de la banque.
Ce document permet à l’établissement prêteur de vérifier les garanties couvertes, les niveaux de prise en charge et les éventuelles exclusions. Une fois l’équivalence validée, le changement peut être traité dans le cadre prévu par la réglementation.
Cette étape est particulièrement importante : une assurance moins chère mais présentant des garanties insuffisantes ne pourra pas nécessairement remplacer le contrat exigé par la banque.
⚖️ Loi Lemoine : changer d’assurance emprunteur à tout moment
La loi Lemoine a profondément simplifié le changement d’assurance de prêt immobilier pour les particuliers. Depuis septembre 2022, un emprunteur peut résilier son assurance emprunteur à tout moment afin de souscrire un nouveau contrat, sous réserve de respecter les exigences d’équivalence des garanties.
Il n’est donc plus nécessaire d’attendre la date anniversaire du contrat pour effectuer la substitution.
Cette liberté donne aux propriétaires déjà engagés dans un crédit immobilier une possibilité supplémentaire de réduire leurs dépenses. Une personne ayant souscrit son prêt plusieurs années auparavant peut donc comparer son contrat actuel avec une assurance individuelle et calculer le gain potentiel sur la durée restante.
Une démarche sans frais de résiliation
Le changement d’assurance emprunteur ne doit pas entraîner de frais de résiliation facturés par la banque. La démarche reste toutefois soumise à la validation des garanties du nouveau contrat.
Dans la pratique, le dossier comprend généralement les informations relatives au prêt, le contrat d’assurance actuel et la nouvelle proposition. Le nouvel assureur ou son intermédiaire peut ensuite intervenir dans les échanges avec l’établissement prêteur.
Assurance bancaire ou Macif : quelle différence sur le coût ?
La comparaison entre une assurance bancaire et la Garantie Emprunteur Macif ne doit pas se limiter au prix mensuel.
Le contrat bancaire peut être simple à souscrire au moment de la demande de crédit, mais son coût global peut être supérieur pour certains profils. À l’inverse, une assurance individuelle demande une démarche de comparaison et de substitution, mais peut réduire la facture lorsque le tarif proposé est inférieur.
| Critère | Assurance de la banque | Garantie Emprunteur Macif |
| Souscription | Généralement intégrée au financement | Contrat individuel |
| Tarification | Selon le contrat collectif proposé | Tarification selon le profil |
| Changement en cours de prêt | Possible selon la réglementation | Possible sous conditions |
| Équivalence des garanties | Référence du contrat initial | Vérification auprès de la banque |
| Formalités | Simples au départ | Démarches de substitution |
| Économie potentielle | Variable | Variable selon le profil |
| Accompagnement au changement | Dépend de l’établissement | Intervention de Securimut selon le parcours |
Le choix dépend donc du coût restant à payer et du niveau de garanties. Une comparaison personnalisée est préférable à une estimation générale.
A voir également: Abeille Emprunteur : une offre d’assurance de prêt adaptée aux nouveaux enjeux du crédit
Comment savoir si vous pouvez réellement économiser 12 000 € ?
Pour vérifier le gain potentiel, il faut commencer par récupérer le coût total restant de l’assurance actuelle.
Le calcul peut suivre cette logique :
Économie potentielle = coût restant de l’assurance bancaire − coût total du nouveau contrat
Il faut ensuite vérifier que les garanties sont comparables. Une différence de prix n’a de sens que si le nouveau contrat couvre correctement les risques exigés par la banque.
Les informations à réunir avant de demander un devis
Préparez :
- le capital initial emprunté ;
- le capital restant dû ;
- la durée initiale du prêt ;
- la durée restante ;
- l’âge de chaque emprunteur ;
- la quotité d’assurance ;
- les garanties actuelles ;
- le montant des cotisations restantes ;
- le TAEA du contrat bancaire ;
- les conditions particulières du prêt.
Avec ces informations, la comparaison entre le contrat bancaire et une assurance individuelle devient beaucoup plus fiable.
Exemple de calcul d’une économie potentielle
Prenons un prêt immobilier dont l’assurance bancaire représente encore 18 000 € de cotisations sur la durée restante. Une nouvelle assurance proposant un coût total de 6 000 € sur la même période générerait une économie théorique de :
18 000 € − 6 000 € = 12 000 €
Dans cet exemple, l’économie atteint bien 12 000 €.
Le calcul montre pourquoi le montant annoncé ne peut pas être généralisé. Si le coût restant de l’assurance bancaire est de 8 000 €, il est évidemment impossible d’économiser 12 000 € grâce au seul changement de contrat.
Le chiffre de 12 000 € doit donc être lu comme une économie maximale ou indicative pouvant concerner certains dossiers, et non comme une réduction automatique appliquée à chaque nouveau contrat.
Les garanties doivent rester au centre de la comparaison
Le prix ne suffit pas pour choisir une assurance emprunteur. La couverture peut notamment inclure le décès, la perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA), l’invalidité permanente totale ou partielle (IPT/IPP) et l’incapacité temporaire totale de travail (ITT).
Les conditions d’indemnisation varient selon les contrats. Une attention particulière doit être portée aux exclusions, aux franchises, aux délais de prise en charge et à la définition de l’incapacité ou de l’invalidité.
La comparaison doit donc être réalisée sur deux niveaux : le coût d’un côté et la protection de l’autre. Une économie de plusieurs milliers d’euros perd son intérêt si elle s’accompagne d’une couverture nettement moins protectrice pour l’emprunteur.
Qui peut avoir intérêt à comparer son assurance de prêt ?
Les emprunteurs ayant souscrit leur crédit auprès d’une banque et qui paient encore plusieurs années de cotisations peuvent avoir intérêt à effectuer une simulation.
La démarche peut être particulièrement intéressante lorsque le contrat bancaire initial présente un coût élevé ou lorsque le profil de l’emprunteur lui permet d’obtenir une tarification individuelle plus basse.
Les jeunes emprunteurs ayant un bon état de santé et une activité professionnelle présentant peu de risques peuvent parfois bénéficier d’un écart tarifaire favorable. Mais chaque dossier doit être étudié séparément.
