La transition est entrée dans sa phase finale. Le 27 janvier 2026, 763 communes supplémentaires ont vu le réseau cuivre définitivement éteint. Derrière cette bascule orchestrée par Orange, près de 900 000 logements et locaux professionnels ont officiellement quitté l’ADSL et la téléphonie fixe traditionnelle.
Ce mouvement s’inscrit dans un calendrier national qui prévoit l’arrêt progressif du cuivre par lots de communes jusqu’en 2030. Pendant ce temps, la fibre optique poursuit sa montée en puissance. À la fin du troisième trimestre 2025, plus de 42 millions de locaux étaient raccordables, soit un taux de couverture de 93,5 %. La France s’installe ainsi parmi les pays européens les plus avancés sur le très haut débit.
763 communes coupées du cuivre en une seule journée : la bascule s’accélère
Le 27 janvier 2026 marque une étape symbolique. En une seule vague, 763 communes ont basculé vers un environnement sans réseau cuivre. L’ADSL et la téléphonie fixe historique cessent d’y fonctionner techniquement. Les habitants qui n’ont pas migré vers une solution alternative se retrouvent contraints de le faire.
Cette extinction n’est pas improvisée. Elle suit un calendrier publié plusieurs années à l’avance. Les communes sont informées, les opérateurs également, et les usagers disposent en théorie d’un délai pour anticiper le changement. L’objectif affiché est clair : fermeture complète du réseau cuivre d’ici 2030 sur l’ensemble du territoire.
Le cuivre, déployé massivement dans les années 1970 et 1980, devient coûteux à maintenir. Les infrastructures vieillissantes nécessitent des interventions fréquentes. À mesure que les abonnés migrent vers la fibre, le maintien parallèle de deux réseaux n’a plus de logique économique.
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42 millions de locaux raccordables : la fibre atteint un niveau historique
Au 30 septembre 2025, la couverture en fibre jusqu’à l’abonné atteint 93,5 % des locaux français. Cela représente plus de 42 millions de logements et de sites professionnels techniquement éligibles. Ce chiffre inclut les maisons individuelles, les appartements et les locaux d’activité.
Le rythme de déploiement ralentit légèrement par rapport aux années précédentes, durant lesquelles plusieurs millions de prises étaient construites chaque année. Toutefois, la progression se poursuit, notamment dans les territoires moins denses où les réseaux d’initiative publique ont joué un rôle déterminant.
Dans les grandes agglomérations, la fibre est quasiment généralisée. Les zones très denses affichent des taux proches de la couverture totale. L’effort se concentre désormais sur les communes rurales et périurbaines. Ces secteurs, longtemps en retrait, enregistrent aujourd’hui les plus fortes progressions grâce aux investissements publics et aux délégations confiées à des opérateurs spécialisés.
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80 % des abonnements fixes sont déjà passés à la fibre
La couverture ne suffit pas. Encore faut il que les ménages franchissent le pas. Sur ce point, les chiffres montrent une adoption massive. À la fin du troisième trimestre 2025, environ 26,3 millions d’abonnements internet fixe reposaient sur la fibre optique. Cela représente près de 80 % du parc total d’abonnements fixes en France.
Ce basculement s’explique par plusieurs facteurs. Les offres fibre sont devenues financièrement comparables à celles de l’ADSL. Les débits proposés dépassent largement ceux du cuivre, avec des vitesses pouvant atteindre 1 Gbit par seconde, voire davantage selon les opérateurs. Le télétravail, la vidéo en haute définition et les usages connectés ont accéléré cette migration.
À mesure que la part d’abonnés fibre augmente, la pertinence du maintien du cuivre diminue. L’écart technologique est désormais trop important pour justifier une coexistence durable des deux réseaux.
