Les ETF permettent d’investir sur un indice ou un ensemble de marchés avec un seul produit coté en Bourse. En 2026, les investisseurs français disposent d’un choix particulièrement large entre ETF mondiaux, américains, européens, émergents, thématiques et monétaires.
La sélection d’un ETF ne dépend toutefois pas uniquement de ses frais. L’indice suivi, l’enveloppe fiscale, la méthode de réplication, la capitalisation ou la distribution des revenus et le niveau de diversification doivent également être pris en compte. Un ETF adapté à un PEA ne répond pas forcément au même besoin qu’un ETF destiné à un compte-titres.
📊 Les 10 ETF à connaître en 2026
| ETF | Indice / exposition | Enveloppe ou marché | Frais indicatifs 2026 | Profil |
| Amundi MSCI World CW8 | MSCI World | PEA | 0,38 % | Marchés développés |
| iShares WPEA | MSCI World | PEA | 0,20 % | Marchés développés |
| Vanguard FTSE All-World | FTSE All-World | CTO | 0,14 % | Développés + émergents |
| iShares Core S&P 500 CSPX | S&P 500 | CTO | 0,07 % | Grandes entreprises américaines |
| BNP Paribas Easy S&P 500 ESE | S&P 500 | PEA | ~0,12-0,15 % | Grandes entreprises américaines |
| Amundi PEA Nasdaq-100 PUST | Nasdaq-100 | PEA | 0,30 % | Grandes valeurs non financières du Nasdaq |
| BNP Paribas Easy STOXX Europe 600 ETZ | STOXX Europe 600 | PEA | ~0,18-0,19 % | Actions européennes |
| iShares Core MSCI EM IMI EIMI | MSCI Emerging Markets IMI | CTO | 0,18 % | Marchés émergents |
| Amundi PEA Euro Court Terme OBLI | €STR Overnight | PEA | 0,25 % | Marché monétaire |
| iShares Global Clean Energy INRG | S&P Global Clean Energy | CTO | 0,65 % | Énergies propres |
Les frais sont des indications issues des données disponibles en 2026. Ils peuvent évoluer et les frais de courtage, spreads et éventuels coûts liés à l’enveloppe ne sont pas inclus.
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🌍 Les ETF mondiaux pour diversifier un portefeuille
Pour un investisseur qui souhaite éviter de sélectionner lui-même des dizaines ou des centaines d’actions, les ETF mondiaux constituent une première catégorie à étudier. Ils permettent de répartir l’investissement sur un grand nombre d’entreprises et plusieurs zones géographiques.
1. Amundi MSCI World UCITS ETF, le CW8
L’Amundi MSCI World UCITS ETF, connu sous le ticker CW8 sur Euronext Paris, suit le MSCI World. Il donne accès aux grandes et moyennes entreprises des marchés développés et affiche des frais courants de 0,38 % selon la documentation Amundi. Le fonds est également indiqué comme éligible au PEA.
Le MSCI World ne couvre toutefois pas les marchés émergents. Il reste donc principalement exposé aux pays développés, avec une forte pondération des États-Unis.
Pour un investisseur qui recherche une seule ligne couvrant un grand nombre de marchés développés dans un PEA, le CW8 fait partie des ETF à examiner.
2. iShares MSCI World Swap PEA UCITS ETF, le WPEA
Le WPEA suit également le MSCI World, mais avec une structure différente. iShares indique un TER de 0,20 %, une réplication synthétique et une volonté de maintenir l’éligibilité au PEA. Le fonds a été lancé en 2024 et capitalise les revenus.
Le WPEA constitue donc une autre manière d’obtenir une exposition au MSCI World dans un PEA. La différence de frais avec le CW8 mérite notamment d’être prise en compte sur une durée d’investissement longue.
La comparaison ne doit cependant pas s’arrêter au TER. La réplication synthétique, l’encours, la liquidité et les conditions proposées par le courtier peuvent également entrer dans l’analyse.
3. Vanguard FTSE All-World UCITS ETF
Le Vanguard FTSE All-World UCITS ETF va plus loin géographiquement puisqu’il suit un indice réunissant des actions de marchés développés et émergents.
La version capitalisante VWRP affichait environ 3 784 actions fin août 2026 et un OCF de 0,14 %. La version distribuante VWRL affiche également un OCF de 0,14 %.
Cet ETF est donc particulièrement intéressant à regarder pour un portefeuille en compte-titres ordinaire, lorsqu’une exposition mondiale incluant les marchés émergents est recherchée avec une seule ligne.
🇺🇸 Les ETF centrés sur les États-Unis
Les États-Unis occupent une place importante dans les grands indices mondiaux. Il existe donc également des ETF permettant de cibler directement les grandes entreprises américaines ou certaines catégories d’entreprises.
4. iShares Core S&P 500 UCITS ETF
L’iShares Core S&P 500 UCITS ETF, notamment disponible sous le ticker CSPX en version capitalisante, réplique physiquement le S&P 500.
Le fonds comptait 504 positions en septembre 2026 et affichait un TER de 0,07 %. La version CSPX capitalise les revenus.
Le S&P 500 regroupe les grandes entreprises américaines. Cette exposition est plus concentrée géographiquement qu’un ETF World, même si l’indice comprend des sociétés dont l’activité est internationale.
5. BNP Paribas Easy S&P 500
Le BNP Paribas Easy S&P 500, ticker ESE, constitue une autre possibilité pour accéder au S&P 500 depuis un PEA. Le fonds est domicilié en France et utilise une réplication synthétique afin de reproduire l’indice américain tout en respectant les conditions d’éligibilité du PEA.
Les données disponibles en 2026 indiquent des frais autour de 0,12 % à 0,15 % selon la documentation consultée. Il est donc préférable de vérifier le DIC et les conditions du courtier avant tout achat.
Cette solution peut être étudiée par un investisseur qui souhaite une exposition directe au S&P 500 tout en conservant son investissement dans une enveloppe PEA.
6. Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF
L’Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF, ticker PUST, suit le Nasdaq-100 et est éligible au PEA. La documentation Amundi indique des frais de 0,30 % et une durée minimale d’investissement recommandée de cinq ans.
Le Nasdaq-100 concentre l’exposition sur de grandes entreprises non financières cotées au Nasdaq. Cette caractéristique entraîne une composition différente d’un MSCI World ou d’un S&P 500.
Il faut donc le considérer comme une exposition plus ciblée, et non comme un simple équivalent d’un ETF mondial. La volatilité peut également être plus élevée lorsque les valeurs de croissance américaines connaissent de fortes variations.
🇪🇺 Les ETF européens et émergents
Les ETF mondiaux accordent déjà une place importante aux États-Unis. Certains investisseurs souhaitent néanmoins ajouter une exposition particulière à l’Europe ou aux marchés émergents.
7. BNP Paribas Easy STOXX Europe 600
Le BNP Paribas Easy STOXX Europe 600, ticker ETZ, suit le STOXX Europe 600 et présente une particularité importante pour les investisseurs français : il est éligible au PEA grâce à sa réplication synthétique.
Le fonds couvre environ 600 entreprises européennes et affichait autour de 0,18 % à 0,19 % de frais selon les données disponibles en 2026.
Il faut toutefois éviter une confusion fréquente : l’Amundi Core STOXX Europe 600, malgré ses frais de 0,07 %, n’est pas éligible au PEA. La version BNP Paribas Easy ETZ répond donc à une contrainte différente pour les investisseurs utilisant cette enveloppe.
8. iShares Core MSCI Emerging Markets IMI UCITS ETF
L’iShares Core MSCI Emerging Markets IMI UCITS ETF, ticker EIMI, permet de cibler les marchés émergents avec une diversification importante.
Le fonds comptait environ 2 958 entreprises en septembre 2026 et affichait un TER de 0,18 %. Il suit le MSCI Emerging Markets Investable Market Index et utilise une réplication physique.
Cet ETF peut servir à compléter une exposition aux marchés développés. Il faut néanmoins garder à l’esprit que les marchés émergents présentent leurs propres risques, notamment en matière de devises, de réglementation et de fluctuations boursières.
💶 Un ETF monétaire pour la partie défensive
Tous les ETF ne sont pas destinés à rechercher une exposition maximale aux actions. Certains servent plutôt à placer temporairement des liquidités dans une enveloppe d’investissement.
9. Amundi PEA Euro Court Terme
L’Amundi PEA Euro Court Terme UCITS ETF, ticker OBLI, suit l’indice Solactive €STR Overnight lié au marché monétaire de la zone euro. Son TER est indiqué à 0,25 % et sa réplication est synthétique.
Il peut être utilisé pour une partie plus prudente d’un PEA ou pour conserver temporairement des liquidités dans cette enveloppe.
Il ne faut toutefois pas parler d’un placement « sans risque ». La valeur d’un ETF peut évoluer et la performance obtenue n’est pas garantie. Le niveau de risque reste néanmoins très différent de celui d’un ETF investi intégralement en actions.
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🌱 Un ETF thématique sur les énergies propres
Les ETF thématiques peuvent compléter un portefeuille lorsqu’un investisseur souhaite cibler un secteur ou une industrie particulière. Leur diversification est généralement plus faible que celle d’un ETF mondial.
10. iShares Global Clean Energy Transition UCITS ETF
Le iShares Global Clean Energy Transition UCITS ETF, ticker INRG, suit le S&P Global Clean Energy Transition Index. Il regroupe des entreprises liées au secteur mondial des énergies propres.
En septembre 2026, le fonds comptait 106 positions et affichait un TER de 0,65 %. Il utilise une réplication physique et distribue les revenus.
Il s’agit donc d’une exposition beaucoup plus ciblée qu’un MSCI World ou un FTSE All-World. La volatilité peut être importante, ce qui explique pourquoi ce type d’ETF doit être analysé comme une composante thématique plutôt que comme une solution de diversification mondiale.
🧭 Quel ETF choisir selon l’exposition recherchée ?
Le choix devient plus lisible lorsque l’objectif est défini avant de regarder le nom du produit.
Pour une diversification mondiale des marchés développés dans un PEA, les ETF MSCI World comme le CW8 et le WPEA constituent deux références à comparer. Leurs indices sont similaires, mais leurs frais et leurs structures diffèrent.
Pour une exposition mondiale comprenant également les marchés émergents, le FTSE All-World de Vanguard constitue une autre catégorie, particulièrement adaptée au compte-titres.
Pour cibler les grandes entreprises américaines, le S&P 500 répond à une approche différente. Le choix entre un ETF S&P 500 en CTO et une version synthétique éligible au PEA dépend notamment de l’enveloppe fiscale disponible.
Le Nasdaq-100 apporte une exposition plus concentrée aux grandes valeurs non financières du Nasdaq. Il ne remplace donc pas automatiquement un ETF mondial.
Pour ajouter une poche européenne, le STOXX Europe 600 couvre un ensemble beaucoup plus large que les seuls grands groupes de la zone euro. Pour les marchés émergents, l’EIMI fournit une exposition dédiée à plusieurs milliers d’entreprises.
Enfin, les ETF monétaires et thématiques répondent à des objectifs différents. L’OBLI suit le marché monétaire en euros, tandis que l’INRG concentre l’investissement sur les énergies propres.
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⚠️ ETF en 2026 : les critères à regarder avant d’investir
Le niveau des frais constitue un critère important, mais il ne suffit pas pour sélectionner un ETF. Deux produits qui suivent le même indice peuvent avoir des différences concernant la réplication, la taille du fonds, la liquidité, la devise, l’accumulation ou la distribution des revenus.
L’éligibilité au PEA mérite également une vérification attentive. Un ETF coté à Paris n’est pas nécessairement éligible au PEA. Le cas du STOXX Europe 600 l’illustre bien : certains ETF sont disponibles sur Euronext mais ne peuvent pas être logés dans cette enveloppe, tandis que l’ETZ utilise une réplication synthétique pour respecter les conditions du PEA.
La réplication synthétique mérite également d’être identifiée avant l’achat. Elle peut permettre de suivre des indices américains ou internationaux dans un PEA, mais elle introduit un risque de contrepartie lié aux swaps. iShares mentionne explicitement ce risque pour le WPEA.
Enfin, la diversification ne supprime pas le risque de perte en capital. Un ETF investi en actions peut subir une baisse importante, même lorsqu’il détient plusieurs centaines ou milliers de titres. Les performances passées ne permettent pas de prévoir les performances futures.
