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Faux coursier bancaire en Seine-et-Marne : 10 000 € perdus, les gendarmes expliquent comment réagir

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Une escroquerie soigneusement orchestrée a récemment frappé une résidente du nord de Provins, en Seine-et-Marne. À la clé : 10 000 euros retirés en quelques heures après l’intervention d’un prétendu coursier mandaté par sa banque. L’enquête menée par la compagnie de gendarmerie de Provins a permis d’identifier deux suspects, dont l’un sera jugé en mars devant le tribunal correctionnel de Melun.

Un enchaînement millimétré

Le scénario débute par un SMS signalant un problème de livraison. Le message invite la destinataire à régler une somme modique pour reprogrammer l’envoi d’un colis. Le nom d’une enseigne connue est utilisé afin de rassurer.

Peu après, un appel téléphonique survient. À l’autre bout du fil, un interlocuteur affirmant appartenir au service antifraude de la banque. Ton posé, vocabulaire technique, discours alarmant : il évoque des opérations suspectes et explique qu’il faut agir immédiatement pour éviter des débits frauduleux.

La victime est poussée à divulguer certaines informations bancaires et à modifier temporairement son plafond de retrait. Quelques heures plus tard, un homme se présente à son domicile. Il se présente comme coursier chargé de récupérer la carte bancaire compromise.

La suite est rapide : plusieurs retraits sont effectués dans différents distributeurs automatiques. Montant total : 10 000 euros.

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L’enquête remonte la piste

Dès le signalement, les gendarmes exploitent les images de vidéoprotection et les données téléphoniques. Les investigations permettent de remonter jusqu’à deux individus localisés en région parisienne.

Fin janvier, une opération mobilisant une vingtaine de militaires aboutit à leur interpellation à Paris et dans le Val-de-Marne. Après 48 heures de garde à vue, l’un est mis hors de cause. Le second devra répondre des faits devant la justice.

Une escroquerie qui repose sur la pression

Ce type d’arnaque joue sur l’urgence et la peur de perdre son argent. Les fraudeurs multiplient les appels, maintiennent la victime en ligne et créent un climat d’alerte permanent pour empêcher toute vérification.

Les forces de l’ordre rappellent plusieurs points essentiels :

  • Une banque ne demande jamais le code confidentiel d’une carte par téléphone.
  • Aucun établissement n’envoie un coursier récupérer une carte bancaire.
  • En cas de doute, il faut raccrocher et contacter directement son agence via le numéro officiel figurant sur la carte ou le site de la banque.

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Les démarches à effectuer sans attendre

Si vous pensez avoir été victime :

  1. Faites immédiatement opposition à votre carte.
  2. Contactez votre banque pour signaler les retraits frauduleux.
  3. Déposez plainte rapidement.

Un accompagnement est disponible via 17Cyber, service gratuit accessible en continu, mis en place avec Cybermalveillance.gouv.fr. Il permet d’être orienté vers les bonnes démarches et d’obtenir des conseils personnalisés.

Depuis avril 2023, les structures professionnelles victimes d’une cyberattaque doivent déposer plainte dans un délai de 72 heures si elles souhaitent être indemnisées par leur assureur.

Cette affaire rappelle qu’un simple SMS peut ouvrir la porte à une escroquerie élaborée. Face à une demande inhabituelle liée à vos comptes, la prudence reste la meilleure protection.